Diario (chiquito) de Bolivia

08 juillet 2019

Le front rouge du dernier perroquet

L’image manque de netteté, de contraste et le cadrage est un peu approximatif. Mais, il n’y a pas de doute, au milieu de cette tempête de vert, on distingue clairement le plumage écarlate qui orne l’avant de la tête du paraba frente roja, magnifique perroquet en voie d’extinction et dont il resterait moins d’un millier d’exemplaires nichés dans les contreforts andins, au cœur de la Bolivie. On pardonnera donc la maladresse du photographe amateur, saisi par l’émotion de se retrouver nez à nez avec un couple de ces oiseaux magnifiques... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 02:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]

23 juin 2019

Chualluma : couvrir un quartier d'orange

Le visiteur qui découvre La Paz pour la première fois est immanquablement frappé par l’impressionnant étagement de constructions en briques rouges qui tapissent les parois du spectaculaire cirque montagneux qui abrite la ville. Des murs et des façades brutes qui donnent au site ce cachet particulier fait de tonalités d’ocre et de fauve scintillant dans l’air pur de l’altiplano. L’une des explications ? A La Paz, les impôts fonciers perçus par la municipalité ne prennent effet qu’une fois la construction terminée. Beaucoup de... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 20:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]
10 juin 2019

Petit à petit le gringo fait son NIT

Citoyens français qui venez à peine de comprendre le nouveau système de retenue à la source et de boucler au dernier moment, comme d’habitude, votre déclaration d’impôt, ces quelques lignes devraient vous faire comprendre votre bonheur. Le gouvernement bolivien, sans conteste un des leaders mondiaux depuis des décennies en termes de dispositions bureaucratiques absconses et interminables, a mis au point un mode de prélèvement de l’impôt national qui génère chez les contribuables qui y sont soumis des taux record de pétages de plomb... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 01:53 - Commentaires [0] - Permalien [#]
03 juin 2019

Gladys l'ambassadrice

Le 30 septembre 2014, Gladys Moreno s’est installée définitivement, micro à la main, sous la forme d’une statue au centre de la Place de la jeunesse, à l’ombre des tours de la basilique San Lorenzo, au cœur de la ville de Santa Cruz qui l’a vue naître. Un hommage posthume à la hauteur de la renommée de la chanteuse, décédée en 2005, dont la voix de cristal et les mélopées romantiques ont charmé les oreilles boliviennes pendant un demi-siècle. Gage de cette unanimité,  la paix des braves décrétée entre le Président Morales et le... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 02:04 - Commentaires [1] - Permalien [#]
27 mai 2019

Ripailles au Piraï

Santa Cruz de la Sierra, fondée en 1561 par le conquistador Ñuflo de Chavez qui lui donna le nom de sa ville de naissance en Estrémadure, se situait à l’origine à quelques 200 kilomètres à l’est de son emplacement actuel. Les premiers habitants, rapidement orphelins de leur père fondateur zigouillé par les autochtones, furent confrontés en guise d’eldorado à l’inimitié des populations locales et au climat inhospitalier de la région. Dès 1622, ils choisissent donc de transférer leurs pénates au pied des Andes sur les rives plus... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 00:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]
20 mai 2019

Le SUS* s'est trompé ?

 « Mieux vaut être riche et bien portant que pauvre et malade » : le dicton du café du commerce prend une résonnance toute particulière en Bolivie. L’état plurinational ne consacre qu’un peu plus de 6 % d’un PIB déjà très bas aux dépenses de santé, soit deux fois moins que la France et trois fois moins que les Etats-Unis. Résultat : une espérance de vie très faible (69/74) et une mortalité infantile importante (3,5% avant 5 ans). Mais le plus choquant pour un pays qui s’affiche socialiste réside dans les... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 01:03 - Commentaires [0] - Permalien [#]

12 mai 2019

La victoire d'Hugo

7 mai 2019, Master 1000 de tennis, stade Manolo Santana, au fond du court, dans la lumière rougeoyante du printemps madrilène renvoyée par l’ocre de la terre battue, Gilles Simon, le champion français baisse la tête. En trois sets disputés (4/6 6/1 7/6), le numéro 29 mondial vient de subir la loi d’un quasi-inconnu de 25 ans, le Bolivien Hugo Dellien. Le tennisman tricolore commence à échafauder intérieurement l’argumentaire convenu qu’il déploiera en conférence de presse dans une demi-heure : douleur au genou, préparation... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 22:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]
06 mai 2019

24 septembre : the place to be

Comme l’oncle Georges, les cambas de Santa Cruz se foutent royalement du 22 septembre. C’est plutôt le 24 qui a leur préférence, jour de 1810 où leur cité est devenue indépendante et qui a donné son nom à un lieu mythique de la ville : la place du 24 septembre (voir l'album on est dans la place). Avec son élégante cathédrale de brique rouge, ses belles bâtisses coloniales aux arcades régulières, la grande place où il fait bon flâner à l’ombre des grands palmiers et des toborochis centenaires est l’endroit incontournable où le... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 03:42 - Commentaires [0] - Permalien [#]
28 avril 2019

Vendeurs et vendus

Comme dans la plupart des pays pauvres, la façon la plus simple et la plus immédiate pour le Bolivien sans revenu de gagner sa pitance est de trouver quelque chose à vendre dans la rue. Partout en Bolivie, dans les grandes villes comme dans les pueblos, le long des routes et des pistes, fleurissent donc des échoppes de fortune proposant quantité de produits divers. En haut du hit-parade de ce commerce informel, le boire et le manger appréciés des Boliviens qui privilégient souvent les repas pris à l’extérieur, particulièrement bon... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 23:41 - Commentaires [0] - Permalien [#]
22 avril 2019

Jésus ? Pas que...

Fraîchement décroché de sa croix ​devant tout le village de Porongo réuni pour une messe en plein air, Jésus voit désormais ses adorateurs de tous âges former une queue interminable pour accéder au privilège de baiser ses pieds meurtris. Quelques instants plus tard, il s’offre un tour de la petite bourgade, au rythme lancinant des cuivres d’une banda locale, suivie par toute la population brandissant une lanterne festonnée de violet. En ce vendredi Saint, il ne s’agit que d’une partie de la célébration de Pâques, pour l’instant très... [Lire la suite]
Posté par El Phil à 01:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]